Le lait de vache : bon pour notre santé et celle de nos enfants ?

Mis à jour : 23 juin 2020

Pourquoi l’être humain est-il la seule espèce sur cette planète à consommer du lait après la période de sevrage ?


Dans la nature, les petits des animaux sont nourris au lait maternel. Ils cessent d’en consommer dès qu’ils sont sevrés. L’homme est le seul être vivant sur cette planète qui continue d’en boire à l’âge adulte, et qui plus est du lait d’une autre espèce animale, car il pense que c’est essentiel à sa survie.

Le lait de chaque mammifère est adapté pour les besoins de son espèce. Chez les animaux, le nourrisson boit le lait de sa mère jusqu’à ses 9 mois pour y trouver tout ce dont il a besoin. A aucun moment le lait est remplacé par celui d’une autre espèce ou pire, par des produits industriels. Nous devrions retrouver le même schéma de vie chez l’Homme. Oui, mais… l’industrie du lait nous fait croire depuis des décennies que la consommation de produits laitiers est une nourriture indispensable à notre espèce. Elle nous fait croire que nous devons boire du lait pour avoir du calcium et des os solides. Cela veut-il dire que les personnes ne consommant pas de lait sont en mauvaise santé ? Ce mythe existe depuis que l’industrie laitière s’est rendue compte qu’il y avait un marché à prendre… au détriment des lois de la nature et du vivant.



Quelques explications


Le lait de vache contient du lactose qui est divisé par une enzyme naturellement présente dans notre corps à la naissance, la lactase. La division du sucre (le lactose) permet la digestion du lait. Mais à la petite enfance cette enzyme cesse d’être sécrétée et finie totalement par disparaître. En continuant de consommer des produits laitiers, l’intestin va alors redoubler d’effort et s’épuiser pour diviser le lactose provoquant alors des fermentations à répétition. Elles vont abîmer notre flore intestinale en laissant passer les toxines et molécules qui ne devraient pas être présentes dans l’organisme. Notre système immunitaire va lancer les processus d’élimination pour se débarrasser des corps étrangers (notamment via la diarrhée, très présente chez les personnes consommant beaucoup de produits laitiers). A défaut d’être éliminés, les résidus toxiques générés par le lactose passeront dans le liquide interstitiel sous forme de petits cristaux acides qui causeront dans beaucoup de cas des inflammations. Le système immunitaire qui est sans cesse sollicité va s’affaiblir et va avoir de plus en plus de difficultés à combattre ces agressions mais aussi des agressions plus anodines. Chez les personnes sensibles, la moindre consommation peut alors dérégler le système immunitaire allant jusqu’à causer des maladies auto-immunes.

Un lait adapté à chaque espèce animale


Le lait de vache sert à nourrir son veau qui va peser en moyenne 300kg. Il contient entre 4 et 5 fois plus de calcium que celui de la femme, ce qui permet au veau d’avoir une ossature solide et une croissance rapide. De plus le rapport calcium/phosphore est complètement différent de celui de l’homme. Chez l’être humain, le bébé est porté dans les bras pendant une longue période, il n’a donc pas besoin d’avoir une ossature solide aussi rapidement que le veau qui, lui, pour suivre le troupeau et fuir les prédateurs, doit se mettre sur ses quatre pattes très tôt. Le développement, chez le nourrisson va alors être centré sur son cerveau. Le lait d’une femme est riche en sucre et ce glucide naturel est essentiel au développement cérébral. Le lait de vache n’est donc pas destiné à nourrir un homme. La nature a tout prévu, pour chaque espèce ! Les molécules de croissance présentes dans le lait de vache sont bien trop supérieures pour le corps de l’homme, malgré la pasteurisation flash. Il est donc normal qu’une consommation abusive de produits laitiers soit facteur de maladies et pourrait être l’une des causes principales du cancer de la prostate.




Dans quelles conditions le lait est-il produit ?


Pour produire du lait, une vache doit mettre bas. N’oublions pas que pour les industriels, le lait de vache est avant tout un business dont le maître mot est le rendement à tout prix. Pour être rentable, les vaches doivent produire une quantité de lait monstrueuse. Pour cela l’insémination artificielle est pratiquée chaque année. Durant la période de gestation, les vaches continuent d’être bourrées d’antibiotiques, nourries d’herbe remplie d’insecticide et de pesticides. Il faut savoir que la vache a la particularité d’éliminer une grande partie de ses toxines par le lait. Qu’en est-il du veau ? A la naissance, il sera sevré puis arraché à sa mère. On imagine sans peine le stress ressenti par la vache qui va meugler pendant des semaines à la recherche de son petit. Pensons également à l’impact écologique que cela génère : pour produire 1 litre de lait il faut 840 litres d’eau !!! Pourquoi concevoir des méthodes si compliquées et destructrices pour l’ensemble du vivant alors que la nature nous offre toute la nourriture dont nous avons besoin.

Source de calcium


Le lait de vache contient beaucoup du calcium mais celui-ci est assimilable qu’à 30% par notre organisme contre 40 à 60 % du lait végétal. Des recherches ont démontré que la cause principale de l’ostéoporose n’est pas le manque de calcium absorbé mais la fuite et la non assimilation calcique ainsi qu’une trop grande consommation de protéines animales. Ce n’est pas un hasard si dans les pays grands consommateurs de produits laitiers, majoritairement les pays scandinaves, on compte le plus grand nombre de fractures et de cas d’ostéoporose. A l’inverse dans les pays d’Afrique et parfois d’Asie, on consomme peu de produits laitiers et les problèmes osseux sont quasi nuls. Nous pensons à tort que seuls les produits laitiers et leurs dérivés sont des sources de calcium. Il en existe pourtant de nombreuses d’origine végétale. Certaines fournissent même un calcium à absorption facile par rapport au calcium présent dans le lait animal.



Il est impératif de maîtriser sa consommation de produits laitiers, la limiter voire la supprimer.


La nature met toutes ses richesses à disposition pour répondre à nos besoins physiologiques. Rendons-lui la pareille en disant STOP à ce mode alimentaire qui détruit la planète un peu plus chaque jour.

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